Une logique à faire respecter
Pour le compte des 1/16èmes de finale de la Coupe de France, Bordeaux se rend ce samedi à Créteil (National) et espère éviter une élimination prématurée

Rédigé par Aymeric, le 20/01/2012 à 00h55
Nous sommes le 19 janvier 2002, le Bordeaux de Pauleta, Smertin, Afanou et Ramé se déplace à Créteil pour le compte des 1/16èmes de finale de la Coupe de France. Eliminés 2 à 0 par le club des Lusitanos Saint-Maur, les hommes d’Elie Baup, pourtant dans le peloton de tête de la Ligue 1, sortent par la petite porte et font les frais de la fameuse « magie de la Coupe ».
10 ans plus tard, presque jour pour jour, le Bordeaux de Francis Gillot se rend de nouveau dans la cité francilienne. Et si ce n’est pas le même club qu’ils retrouvent sur leur chemin, puisque les Lusitanos Saint Maur ont fait place à l’US Créteil Lusitanos, la possibilité de voir l’histoire se répéter n’est pas à écarter. D’autant plus que la qualification arrachée aux tirs au but à Saint-Etienne lors du tour précédent et la victoire poussive face à Valenciennes, une semaine plus tard en Ligue 1,ont confirmé que ce Bordeaux en reconstruction restait fragile.
Gare au traquenard
De leur côté, les Cristoliens pourront s'appuyer sur la ferveur de leurs supporters et, parmi eux, de la forte communauté lusophone, qu’on sait très « chaude », ainsi que sur la possibilité de recevoir sur leur terrain. L’enceinte du stade Dominique Duvauchelle, avec sa capacité inférieure à 20 000 places, sa piste d’athlétisme, ses tribunes vétustes et sa pelouse dans un état probablement calamiteux vu la période, risque donc de prendre des allures de guet-apens pour des Girondins peu habitués à ce genre de réception.
Favoris logiques vu l’écart de deux divisions existant entre les deux formations, les coéquipiers de Jaroslav Plasil (Cristolien en 2002-2003) vont tout de même devoir faire attention à la fougue d’adversaires ultra motivés et imposer leur supériorité technique et tactique présumée. Car s’ils ne parviennent pas à prendre le match par le bon bout et à rapidement « calmer » leurs hôtes du soir, le doute pourrait vite s’installer dans leur tête et renforcer, dans celles des Cristoliens, le sentiment qu’ils ont tout à gagner.
Encore en Ligue 2 il y a quelques années, l’US Créteil Lusitanos compte, dans ses rangs, bon nombre de joueurs formés par des clubs professionnels et passés par le monde professionnel. C’est notamment le cas des attaquants expérimentés que sont Jean-Michel Lesage, ancien du Havre et d’Auxerre, ou Helder Esteves, ancien Troyen, Dijonnais et Auxerrois - lui aussi -. Présent dans l’équipe de Saint Maur victorieuse des Girondins en 2002, le défenseur Sébastien Gondouin sera également l’un des relais importants pour une équipe qui aura sans doute profité de son vécu pour préparer le match.
Une première pour le duo Mariano – Obraniak ?
A Bordeaux, outre le Cap’tain Plasil, un autre « régional de l’étape » sera là pour mettre en garde les siens face à la menace d’une élimination précoce. Il s’agit de Nicolas Maurice-Belay qui a débuté le football à Créteil et conserve, aujourd’hui encore, beaucoup de sympathie et d’amitié pour ce club et ses dirigeants.
En marge de ces retrouvailles, la principale « attraction sportive » pourrait être les performances individuelles et collectives du duo Mariano – Ludovic Obraniak, qui devrait être aligné d’entrée. Le retour dans le groupe, mais peut-être pas en tant que titulaire, de Yoan Gouffran est également à prévoir, tout comme la reconduction en défense centrale de Michaël Ciani, qui reste la meilleure (et la seule) solution pour remplacer Carlos Henrique, suspendu pour ce match ... En attendant peut-être de l’être plus lourdement suite aux échauffourées de la fin du match à Saint-Etienne.
Au centre de nombreuses rumeurs plus ou moins confirmées, concernant un intérêt de Lille pour lui et un refus de Bordeaux de le laisser partir, l’ancien Lorientais va devoir faire abstraction de ce contexte tendu pour saisir sa chance et se prouver ainsi qu’à Francis Gillot et à tout le monde, qu’il est capable de remonter la pente à Bordeaux.
Le Guadeloupéen devrait donc former, avec Marc Planus, la charnière centrale d’une défense revenue à une configuration plus classique à 4 éléments. En effet, on imagine mal Francis Gillot, prendre le risque de reconduire un 3-5-2, certes prometteur sur le plan offensif, mais encore trop instable derrière ... Surtout sans son guerrier brésilien, qui aura - on l’espère – l’occasion de réintégrer l’équipe et de "détruire" ballon et adversaires lors des prochains tours de la compétition !
10 ans plus tard, presque jour pour jour, le Bordeaux de Francis Gillot se rend de nouveau dans la cité francilienne. Et si ce n’est pas le même club qu’ils retrouvent sur leur chemin, puisque les Lusitanos Saint Maur ont fait place à l’US Créteil Lusitanos, la possibilité de voir l’histoire se répéter n’est pas à écarter. D’autant plus que la qualification arrachée aux tirs au but à Saint-Etienne lors du tour précédent et la victoire poussive face à Valenciennes, une semaine plus tard en Ligue 1,ont confirmé que ce Bordeaux en reconstruction restait fragile.
Gare au traquenard
De leur côté, les Cristoliens pourront s'appuyer sur la ferveur de leurs supporters et, parmi eux, de la forte communauté lusophone, qu’on sait très « chaude », ainsi que sur la possibilité de recevoir sur leur terrain. L’enceinte du stade Dominique Duvauchelle, avec sa capacité inférieure à 20 000 places, sa piste d’athlétisme, ses tribunes vétustes et sa pelouse dans un état probablement calamiteux vu la période, risque donc de prendre des allures de guet-apens pour des Girondins peu habitués à ce genre de réception.
Favoris logiques vu l’écart de deux divisions existant entre les deux formations, les coéquipiers de Jaroslav Plasil (Cristolien en 2002-2003) vont tout de même devoir faire attention à la fougue d’adversaires ultra motivés et imposer leur supériorité technique et tactique présumée. Car s’ils ne parviennent pas à prendre le match par le bon bout et à rapidement « calmer » leurs hôtes du soir, le doute pourrait vite s’installer dans leur tête et renforcer, dans celles des Cristoliens, le sentiment qu’ils ont tout à gagner.
Encore en Ligue 2 il y a quelques années, l’US Créteil Lusitanos compte, dans ses rangs, bon nombre de joueurs formés par des clubs professionnels et passés par le monde professionnel. C’est notamment le cas des attaquants expérimentés que sont Jean-Michel Lesage, ancien du Havre et d’Auxerre, ou Helder Esteves, ancien Troyen, Dijonnais et Auxerrois - lui aussi -. Présent dans l’équipe de Saint Maur victorieuse des Girondins en 2002, le défenseur Sébastien Gondouin sera également l’un des relais importants pour une équipe qui aura sans doute profité de son vécu pour préparer le match.
Une première pour le duo Mariano – Obraniak ?
A Bordeaux, outre le Cap’tain Plasil, un autre « régional de l’étape » sera là pour mettre en garde les siens face à la menace d’une élimination précoce. Il s’agit de Nicolas Maurice-Belay qui a débuté le football à Créteil et conserve, aujourd’hui encore, beaucoup de sympathie et d’amitié pour ce club et ses dirigeants.
En marge de ces retrouvailles, la principale « attraction sportive » pourrait être les performances individuelles et collectives du duo Mariano – Ludovic Obraniak, qui devrait être aligné d’entrée. Le retour dans le groupe, mais peut-être pas en tant que titulaire, de Yoan Gouffran est également à prévoir, tout comme la reconduction en défense centrale de Michaël Ciani, qui reste la meilleure (et la seule) solution pour remplacer Carlos Henrique, suspendu pour ce match ... En attendant peut-être de l’être plus lourdement suite aux échauffourées de la fin du match à Saint-Etienne.
Au centre de nombreuses rumeurs plus ou moins confirmées, concernant un intérêt de Lille pour lui et un refus de Bordeaux de le laisser partir, l’ancien Lorientais va devoir faire abstraction de ce contexte tendu pour saisir sa chance et se prouver ainsi qu’à Francis Gillot et à tout le monde, qu’il est capable de remonter la pente à Bordeaux.
Le Guadeloupéen devrait donc former, avec Marc Planus, la charnière centrale d’une défense revenue à une configuration plus classique à 4 éléments. En effet, on imagine mal Francis Gillot, prendre le risque de reconduire un 3-5-2, certes prometteur sur le plan offensif, mais encore trop instable derrière ... Surtout sans son guerrier brésilien, qui aura - on l’espère – l’occasion de réintégrer l’équipe et de "détruire" ballon et adversaires lors des prochains tours de la compétition !
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