La victoire en souffrant
Réaliste et convaincant en début de match, Bordeaux s’est fait peur mais s’impose (2-1) face à Valenciennes. Les Girondins gagnent une place et sont 9èmes.

Rédigé par Julien, le 04/05/2012 à 14h41
Déjà victorieux de leur face à face avec Saint-Etienne une semaine auparavant en Coupe de France, Bordeaux a récidivé ce samedi soir face à Valenciennes. Une victoire et 3 points précieux qui permettent à Bordeaux de creuser son avance sur le premier relégable, qui s’élève désormais à 8 points, et de bien commencer l’année. Cependant, au-delà du seul résultat, la manière a franchement laissé à désirer et c’est avec une bonne dose de réussite et un gardien encore une fois magistral que Bordeaux a obtenu son succès.
Tandis que la dernière recrue Ludovic Obraniak ne figurait pas dans le groupe faute d’avoir pu être qualifiée à temps, Francis Gillot aligne une composition de départ des plus surprenantes. Exit le 4-4-2 à plat de ces dernières semaines et place à un 5-3-2 où le duo défensif Planus – Henrique se mue en trio avec le retour de Ciani et où la doublette d’attaque ne compte aucun véritable attaquant de métier (Carrasso – Mariano, Henrique, Planus, Ciani, Trémoulinas – N’Guémo, Plasil (cap), Sertic – Jussiê, Maurice-Belay).
Du côté des visiteurs, Daniel Sanchez aligne un 4-3-3 classique où le Brésilien Gil compense l’absence d’Angoua parti à la CAN et où l’ancien Bordelais Renaud Cohade est, comme souvent, titulaire (Penneteau - Mater, Isimat-Mirin, Gil, M. Traoré – Saez, Cohade, Sanchez – Ducourtioux, Kadir, Aboubakar).
Des choix tactiques qui portent leurs fruits
Le match démarre sur un enchainement de trois longues phases de possession bordelaise et sur des premières constructions permettant de comprendre l’utilité tactique du 5-3-2. Avec une défense centrale à trois têtes, les couloirs sont systématiquement pris par les deux latéraux très offensifs que sont Benoit Trémoulinas et Mariano (qui fête au passage sa première apparition sous le maillot bordelais). Dans l’axe, le travail habituel de Landry N’Guémo et l’activité de Grégory Sertic dans un rôle de relais libèrent des espaces pour Jaroslav Plasil, chargé de mener le jeu. Devant, enfin, les profils complémentaires de Jussiê, en décrochage, et de Maurice-Belay, en provocation, offrent des possibilités intéressantes.
L’ensemble, cohérent en théorie, va vite s’illustrer par la pratique ! Dès la 7ème minute, l’appel de Trémoulinas côté gauche et bien vu par Sertic qui le sert en profondeur et voit son coéquipier exploiter l’offrande en adressant un centre en première intention que Jussiê coupe au premier poteau pour l’ouverture du score. Un mouvement simple et efficace, synonyme de deuxième but en Ligue 1 cette saison pour Jussiê et de deuxième passe décisive pour Trémoulinas ... mais surtout de 1-0 pour les Girondins ! Cette entame idéale va très vite se prolonger puisque sur un mouvement quasi identique, mené cette fois côté droit, le centre de Mariano est mal capté par Penneteau, gêné par Isimat-Mirin, et revient dans les pieds de Maurice-Belay qui s’y prend à deux fois pour pousser le ballon dans les filets. On joue alors la 12ème minute, Bordeaux mène 2-0, les deux « attaquants de fortune » ont chacun marqué, les latéraux sont impliqués sur les buts, les choix tactiques de Gillot sont donc validés et on se dirige vers une soirée tranquille pour les Girondins.
Car malgré une incursion dangereuse d’Aboubakar dans la surface, suivie d’un centre renvoyé en catastrophe par la défense girondine (10ème) Valenciennes n’est pas dangereux en ce début de match. C’est même Bordeaux qui manque à deux reprises de tripler la mise ! La première à la 17ème sur une ouverture de Plasil pour une accélération vers l’axe de Maurice-Belay et une frappe repoussée des poings par Penneteau, la deuxième à la 31ème sur une incursion de Mariano, décalé par Jussiê, dans la surface et une frappe au dessus du nouveau N°25 bordelais.
Entre temps le VAFC réagit de belle manière ! A la 20ème minute, le corner de Cohade est repris de la tête par Gil et oblige Trémoulinas, de la tête également, à sauver sur sa ligne. Le ballon revient ensuite sur Sanchez qui décale en retrait Isimat-Mirin, dont la frappe à l’entrée de la surface est brillamment repoussée par Carrasso. Le ballon revient ensuite sur Ducourtioux qui centre, mais une faute d’Isimat-Mirin sur Carrasso vient clore l’action et annule donc le but d’Aboubakar.
Bordeaux faiblit ...
La mi temps est sifflée sur ce score favorable de 2-0 et cette impression de maitrise globale du match de la part des Girondins. Une impression qui va vite voler en éclats car dès la reprise, l’algérien Foued Kadir met Carrasso à l’épreuve et l’oblige à intervenir au sol pour capter son tir qui concluait un bon mouvement collectif (47ème). De façon assez incompréhensible, les Bordelais reculent et perdent de plus en plus de duels, témoignant également d’un déchet technique bien supérieur à celui de la première mi temps. Facilitée par la sortie de Jussiê, touché et remplacé à la pause par Bellion, dont les mouvements entre les lignes gênaient leur relance lors du premier acte, la sortie de balle des Valenciennois est plus propre et leur permet de reprendre l’initiative du jeu.
Audacieux dans leurs tentatives, les Nordistes sont vite récompensés par une réduction de l’écart intervenant sur un corner de Cohade dévié de la tête par Aboubakar et repris au second poteau par Kadir, plus vif que Mariano, pour tromper Carrasso pourtant auteur d’un premier arrêt réflexe du pied (53ème). Sur le corner précédent, déjà, le coup de patte de Renaud Cohade avait trouvé la tête de Vincent Aboubakar et avait obligé Trémoulinas à un deuxième sauvetage sur sa ligne (52ème). Symbole de la nouvelle domination physique et mentale du collectif valenciennois et d'une fragilité encore présente chez les Bordelais, les coups de pieds arrêtés, particulièrement bien tirés par Cohade, sont presque tous réceptionnés par des têtes de ses coéquipiers. Rien de plus logique au final, que l'un deux aboutisse à un but.
Mais Carrasso sauve l’essentiel !
Galvanisés par cette réalisation et enfin maitres du jeu, les hommes de Daniel Sanchez manquent ensuite d’égaliser par l’intermédiaire, une nouvelle fois, d’Aboubakar. Toujours de la tête, sur un centre de Kadir venu de la gauche, le jeune camerounais de 19 ans devance Ciani et croise son coup de boule mais trouve sur sa route un Cédric Carrasso en forme olympique. Impérial sur sa ligne, le gardien international sort le ballon de ses buts au prix d’une détente horizontale exceptionnelle et d’une claquette réflexe de la main droite tout aussi fabuleuse (60ème). Sur le corner qui suit, à l'issue d'une série de duels aériens gagnées par les Rouge et Blanc, Valenciennes croit égaliser … mais le but d’Aboubakar (toujours le même) est refusé pour une positon de hors jeu légère mais réelle (61ème).
Passé cet énorme coup de chaud, Bordeaux croit reprendre l’ascendant à la 63ème quand la percussion en contre de Nicolas Maurice-Belay est stoppée brutalement par Isimat-Mirin qui récolte un deuxième carton jaune synonyme de rouge. Mais malgré sa supériorité numérique, Bordeaux continue de subir ! Évoluant dans un registre bien différent de celui de Jussiê, David Bellion ne parvient pas à trouver ses marques et pénalise plus qu’autre chose son équipe avec des appels à contre temps et des ratés techniques trop nombreux. Actif en première mi temps, Mariano marque le coup physiquement et oblige Bordeaux à se contenter (comme c’est le cas depuis plusieurs mois) du côté gauche pour attaquer. Procédant en contre malgré le fait qu’ils jouent à un de plus, les Aquitains réussissent à se procurer une occasion sur une ouverture de Plasil pour Sertic plein axe. Le jeune bordelais est repris irrégulièrement par Gil aux abords de la surface et offre un bon coup franc à Trémoulinas qui enroule sa frappe et trouve les gants de Nicolas Penneteau (71ème).
Valenciennes pousse et fait entrer Dossevi et Pujol qui se mettent en lumière dans le dernier quart d’heure. A trois reprises, les centres du premier pour le second sèment la panique dans la surface bordelaise mais aboutissent finalement à des dégagements en catastrophe. La dernière situation chaude viendra d’un long ballon de Ducourtioux et d’un cafouillage entre Marc Planus et Michael Ciani, ce dernier voyant son dégagement être contré par le pressing de Cohade mais ne pas surprendre un Cédric Carrasso, décidément très rassurant (86ème).
Le coup de sifflet libérateur est finalement accueilli avec davantage de soulagement que de joie. Bordeaux prend trois points supplémentaires et boucle sa 4ème victoire de suite de suite à domicile. Avec 26 unités au compteur, le FCGB continue d'avancer vers des temps plus calmes et poursuit sa reconstruction. Prochain rendez-vous pour les Marine et Blanc : un déplacement « piégeux » au stade Dominique Duvauchelle de Créteil (National) pour le compte des 1/16èmes de finale de la Coupe de France.
Tandis que la dernière recrue Ludovic Obraniak ne figurait pas dans le groupe faute d’avoir pu être qualifiée à temps, Francis Gillot aligne une composition de départ des plus surprenantes. Exit le 4-4-2 à plat de ces dernières semaines et place à un 5-3-2 où le duo défensif Planus – Henrique se mue en trio avec le retour de Ciani et où la doublette d’attaque ne compte aucun véritable attaquant de métier (Carrasso – Mariano, Henrique, Planus, Ciani, Trémoulinas – N’Guémo, Plasil (cap), Sertic – Jussiê, Maurice-Belay).
Du côté des visiteurs, Daniel Sanchez aligne un 4-3-3 classique où le Brésilien Gil compense l’absence d’Angoua parti à la CAN et où l’ancien Bordelais Renaud Cohade est, comme souvent, titulaire (Penneteau - Mater, Isimat-Mirin, Gil, M. Traoré – Saez, Cohade, Sanchez – Ducourtioux, Kadir, Aboubakar).
Des choix tactiques qui portent leurs fruits
Le match démarre sur un enchainement de trois longues phases de possession bordelaise et sur des premières constructions permettant de comprendre l’utilité tactique du 5-3-2. Avec une défense centrale à trois têtes, les couloirs sont systématiquement pris par les deux latéraux très offensifs que sont Benoit Trémoulinas et Mariano (qui fête au passage sa première apparition sous le maillot bordelais). Dans l’axe, le travail habituel de Landry N’Guémo et l’activité de Grégory Sertic dans un rôle de relais libèrent des espaces pour Jaroslav Plasil, chargé de mener le jeu. Devant, enfin, les profils complémentaires de Jussiê, en décrochage, et de Maurice-Belay, en provocation, offrent des possibilités intéressantes.
L’ensemble, cohérent en théorie, va vite s’illustrer par la pratique ! Dès la 7ème minute, l’appel de Trémoulinas côté gauche et bien vu par Sertic qui le sert en profondeur et voit son coéquipier exploiter l’offrande en adressant un centre en première intention que Jussiê coupe au premier poteau pour l’ouverture du score. Un mouvement simple et efficace, synonyme de deuxième but en Ligue 1 cette saison pour Jussiê et de deuxième passe décisive pour Trémoulinas ... mais surtout de 1-0 pour les Girondins ! Cette entame idéale va très vite se prolonger puisque sur un mouvement quasi identique, mené cette fois côté droit, le centre de Mariano est mal capté par Penneteau, gêné par Isimat-Mirin, et revient dans les pieds de Maurice-Belay qui s’y prend à deux fois pour pousser le ballon dans les filets. On joue alors la 12ème minute, Bordeaux mène 2-0, les deux « attaquants de fortune » ont chacun marqué, les latéraux sont impliqués sur les buts, les choix tactiques de Gillot sont donc validés et on se dirige vers une soirée tranquille pour les Girondins.
Car malgré une incursion dangereuse d’Aboubakar dans la surface, suivie d’un centre renvoyé en catastrophe par la défense girondine (10ème) Valenciennes n’est pas dangereux en ce début de match. C’est même Bordeaux qui manque à deux reprises de tripler la mise ! La première à la 17ème sur une ouverture de Plasil pour une accélération vers l’axe de Maurice-Belay et une frappe repoussée des poings par Penneteau, la deuxième à la 31ème sur une incursion de Mariano, décalé par Jussiê, dans la surface et une frappe au dessus du nouveau N°25 bordelais.
Entre temps le VAFC réagit de belle manière ! A la 20ème minute, le corner de Cohade est repris de la tête par Gil et oblige Trémoulinas, de la tête également, à sauver sur sa ligne. Le ballon revient ensuite sur Sanchez qui décale en retrait Isimat-Mirin, dont la frappe à l’entrée de la surface est brillamment repoussée par Carrasso. Le ballon revient ensuite sur Ducourtioux qui centre, mais une faute d’Isimat-Mirin sur Carrasso vient clore l’action et annule donc le but d’Aboubakar.
Bordeaux faiblit ...
La mi temps est sifflée sur ce score favorable de 2-0 et cette impression de maitrise globale du match de la part des Girondins. Une impression qui va vite voler en éclats car dès la reprise, l’algérien Foued Kadir met Carrasso à l’épreuve et l’oblige à intervenir au sol pour capter son tir qui concluait un bon mouvement collectif (47ème). De façon assez incompréhensible, les Bordelais reculent et perdent de plus en plus de duels, témoignant également d’un déchet technique bien supérieur à celui de la première mi temps. Facilitée par la sortie de Jussiê, touché et remplacé à la pause par Bellion, dont les mouvements entre les lignes gênaient leur relance lors du premier acte, la sortie de balle des Valenciennois est plus propre et leur permet de reprendre l’initiative du jeu.
Audacieux dans leurs tentatives, les Nordistes sont vite récompensés par une réduction de l’écart intervenant sur un corner de Cohade dévié de la tête par Aboubakar et repris au second poteau par Kadir, plus vif que Mariano, pour tromper Carrasso pourtant auteur d’un premier arrêt réflexe du pied (53ème). Sur le corner précédent, déjà, le coup de patte de Renaud Cohade avait trouvé la tête de Vincent Aboubakar et avait obligé Trémoulinas à un deuxième sauvetage sur sa ligne (52ème). Symbole de la nouvelle domination physique et mentale du collectif valenciennois et d'une fragilité encore présente chez les Bordelais, les coups de pieds arrêtés, particulièrement bien tirés par Cohade, sont presque tous réceptionnés par des têtes de ses coéquipiers. Rien de plus logique au final, que l'un deux aboutisse à un but.
Mais Carrasso sauve l’essentiel !
Galvanisés par cette réalisation et enfin maitres du jeu, les hommes de Daniel Sanchez manquent ensuite d’égaliser par l’intermédiaire, une nouvelle fois, d’Aboubakar. Toujours de la tête, sur un centre de Kadir venu de la gauche, le jeune camerounais de 19 ans devance Ciani et croise son coup de boule mais trouve sur sa route un Cédric Carrasso en forme olympique. Impérial sur sa ligne, le gardien international sort le ballon de ses buts au prix d’une détente horizontale exceptionnelle et d’une claquette réflexe de la main droite tout aussi fabuleuse (60ème). Sur le corner qui suit, à l'issue d'une série de duels aériens gagnées par les Rouge et Blanc, Valenciennes croit égaliser … mais le but d’Aboubakar (toujours le même) est refusé pour une positon de hors jeu légère mais réelle (61ème).
Passé cet énorme coup de chaud, Bordeaux croit reprendre l’ascendant à la 63ème quand la percussion en contre de Nicolas Maurice-Belay est stoppée brutalement par Isimat-Mirin qui récolte un deuxième carton jaune synonyme de rouge. Mais malgré sa supériorité numérique, Bordeaux continue de subir ! Évoluant dans un registre bien différent de celui de Jussiê, David Bellion ne parvient pas à trouver ses marques et pénalise plus qu’autre chose son équipe avec des appels à contre temps et des ratés techniques trop nombreux. Actif en première mi temps, Mariano marque le coup physiquement et oblige Bordeaux à se contenter (comme c’est le cas depuis plusieurs mois) du côté gauche pour attaquer. Procédant en contre malgré le fait qu’ils jouent à un de plus, les Aquitains réussissent à se procurer une occasion sur une ouverture de Plasil pour Sertic plein axe. Le jeune bordelais est repris irrégulièrement par Gil aux abords de la surface et offre un bon coup franc à Trémoulinas qui enroule sa frappe et trouve les gants de Nicolas Penneteau (71ème).
Valenciennes pousse et fait entrer Dossevi et Pujol qui se mettent en lumière dans le dernier quart d’heure. A trois reprises, les centres du premier pour le second sèment la panique dans la surface bordelaise mais aboutissent finalement à des dégagements en catastrophe. La dernière situation chaude viendra d’un long ballon de Ducourtioux et d’un cafouillage entre Marc Planus et Michael Ciani, ce dernier voyant son dégagement être contré par le pressing de Cohade mais ne pas surprendre un Cédric Carrasso, décidément très rassurant (86ème).
Le coup de sifflet libérateur est finalement accueilli avec davantage de soulagement que de joie. Bordeaux prend trois points supplémentaires et boucle sa 4ème victoire de suite de suite à domicile. Avec 26 unités au compteur, le FCGB continue d'avancer vers des temps plus calmes et poursuit sa reconstruction. Prochain rendez-vous pour les Marine et Blanc : un déplacement « piégeux » au stade Dominique Duvauchelle de Créteil (National) pour le compte des 1/16èmes de finale de la Coupe de France.
Aymeric
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