Bordeaux tient le choc !
Vite menés, les bordelais ont su réagir rapidement et ont ensuite tenu un bon match nul face au leader parisien le faisant même douter pendant les 3/4 du match. De quoi se rassurer.

Rédigé par Aymeric, le 04/05/2012 à 14h41
Bien que Bordeaux n’ait toujours pas gagné de match à domicile cette saison après 7 sorties dans son antre (un record pour les Girondins) le match nul brillamment obtenu hier soir contre l’ogre parisien a probablement réconcilié au moins temporairement le club avec son public. En évitant de perdre contre le PSG mais surtout en le bousculant d’une façon que même certains optimistes n’osaient prédire, l’équipe bordelaise s’est prouvée qu’elle était capable d’être performante et de prétendre à mieux qu’une place dans les 5 derniers. Elle l’avait déjà fait contre Montpellier et Lille, mais le refaire contre Paris après l’avoir fait la semaine d’avant à Ajaccio semble être le début d’une encourageante continuité.
Les compositions
Pas de surprises dans les compositions des deux équipes, puisque Francis Gillot et Antoine Kombouaré alignent leur équipe type du moment. Carrasso – Chalmé, Sané, Planus, Trélmoulinas – Ben Khalfallah, N’Guémo, Plasil, Maurice-Belay – Diabaté, Gouffran pour le FCGB, Sirigu – Ceara, Camara, Sakho, Tiéné – Bodmer, Sissoko – Ménéz, Pastore, Néné – Gameiro côté PSG). 4-4-2 contre 4-2-3-1 en somme !
Vite menés, Bordeaux ne lâche pas
Comme on l’espérait, l’entame est bordelaise. Bien organisé les girondins ne laissent pas d’espaces entre les lignes et pressent efficacement les relances parisiennes pour faciliter les récupérations. Une fois ce dernier récupéré, le jeu girondin fait de mouvement et de simplicité déstabilise le bloc parisien et les centres se multiplient. Venant quasiment tous du côté gauche, ils permettent à Benoit Trémoulinas d’entrer sans le très honorifique et fictif Guiness Book des centreurs en délivrant pas moins de 7 centres dans les 20 premières minutes.
20 premières minutes durant lesquelles Bordeaux aura fait le jeu … Mais aura concédé l’ouverture du score ! Sur un corner venant de la gauche et assez mal frappé par Néné, l’astucieuse talonnade de Bodmer surprend tout le monde et rebondit pile comme il faut pour atterrir sur la tête de l’opportuniste Mohamed Sissoko qui ouvre le score. Après 10 minutes de jeu et sur son premier tir, Paris mène 1 – 0 …
Face à cet impitoyable réalisme du leader, point de découragement côté girondin ! Moins de 3 minutes plus tard, une action limpide permet l’égalisation. C’est à l’origine Mathieu Chalmé qui récupère côté droit et relance vers Planus, qui transmet vite à Trémoulinas, lequel profite du non repli défensif de Ménéz pour s’engouffrer côté gauche et adresser une merveille de centre pour la tête plongeante de Yoan Gouffran, passé devant Tiéné pour gagner son duel. Parfaitement croisé, le coup de boule de l’ancien caennais trompe le bondissant Sirigu et remet les deux équipes à égalité ! C’est le 4ème but en 3 matches pour le numéro 9 des Girondins et le 5ème cette saison.
Suite à ce début de match un peu fou, marqué par deux buts, la partie offre moins d’occasions mais gagne en intensité. Toujours très performants dans le pressing, les bordelais gagnent peu à peu la bataille du milieu où le duo Plasil – N’Guémo met sous l’éteignoir Javier Pastore. Malgré une tendance toujours bien affirmée à passer à gauche pour attaquer, le jeu bordelais n’est pas stéréotypé et utilise également son côté droit. Le bons mouvements des deux attaquants ainsi que de Ben Khalfalah conjugés à la technique de Plasil et à la percussion du duo Tresh – M. Belay offrent au public du Parc Lescure des mouvements collectifs de haut niveau et donnent à Bordeaux plusieurs situations de buts sur lesquelles la défense parisienne doit s’employer pour tenir le coup.
Des Girondins solidaires
Parfois dangereux sur des contres où la pointe de vitesse de Néné ou de Gameiro constitue un danger permanent, le club de la capitale est mis en échec par une défense bordelaise solide ou le couloir droit est bien bloqué par Chalmé et Ben Khalfallah, où la charnière Planus – Sané gagne ses duels et n’est jamais prise à défaut dans les placements et où les montées de Trémoulinas sont bien compensées par N’Guémo ou Planus. Forts collectivement, Bordeaux est parfois gêné par quelques erreurs individuelles qui sont heureusement, rattrapés par des retours en catastrophe de coéquipiers bien placés. Pas mis en danger, Cédric Carrasso doit cependant repousser des deux poings une frappe flottante de Néné aux alentours de la demi-heure de jeu.
Très actif à la récupération et à la création du jeu, Jaroslav Plasil avait frôlé l’exploit quelques instants auparavant. Sur un bon mouvement collectif le tchèque profite d’un décalage amené par Maurice-Belay pour échapper au marquage et arrive à frapper des 25 mètres plein axe. Mais malheureusement pour lui et pour Bordeaux, le capitaine aquitain, tombe sur un Sirigu des grands soirs, qui sort le ballon de sa lucarne au prix d’une parade monstrueuse. En deuxième mi temps, il fallait s’y attendre, les Girondins connaissent 20 minutes difficiles.
Émoussés physiquement et pris par quelques combinaisons parisiennes initiées par un Bodmer qui a revu son positionnement, les Girondins serrent les dents et parviennent à faire front. A coups de tête, de pieds, de long dégagement ou de prises à 2, les joueurs de Francis Gillot affichent une détermination qui fait plaisir à voir. Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas et encourage les siens comme il se doit. Des encouragements bienvenues qui aident sans doute les marine et blanc à résister, ne concédant aucune situation de buts malgré la domination territoriale des parisiens … et à refaire surface en fin de match !
En effet, la fin de match est bordelaise. N’ayant pas réussi à concrétiser son temps fort, Paris redevient prudent et appuie moins ses offensives. Pas à 100% sur le plan physique du fait de leur match d’Europa League disputé jeudi, les parisiens subissent l’envie bordelaise dans les vingt dernières minutes et concèdent notamment de nombreux coups francs dans les 30 derniers mètres. Malgré des bons coups de patte de Jaro Plasil et des montées de Sané ce sont Sakho, Camara ou Ceara qui prennent le dessus dans les airs.
Les deux dernières actions notables du match interviennent aux 86ème et 89ème minutes. C’est d’abord Modeste (entré à la place de Diabaté à la 82ème) qui est légèrement trop court pour placer sa tête sur un centre tendu de Ben Khalfallah, puis c’est Trémoulinas qui enroule son coup franc et envoie le ballon au raz du poteau d’un Sirigu qui semblait cependant e mesure d’intervenir. Avec un but et une victoire arrachée en fin de match, l’histoire aurait été belle, mais Bordeaux doit se contenter d’un nul.
Même si ce point du match nul ne les fait pas beaucoup avancer au classement (les Girondins sont 14èmes avec 13 points et n’ont que 2 points d’avance sur le premier relégable), les joueurs au scapulaire continuent d’enchainer. Ils viennent en effet de prendre 5 points sur 9 et restent sur trois matches sans défaites, ponctués qui plus est de performances en progrès. De bon augure à l’abord de la trêve internationale et d’un enchainement de 3 matches contre des adversaires présumés plus faibles (Dijon, Nancy, Caen).
Les compositions
Pas de surprises dans les compositions des deux équipes, puisque Francis Gillot et Antoine Kombouaré alignent leur équipe type du moment. Carrasso – Chalmé, Sané, Planus, Trélmoulinas – Ben Khalfallah, N’Guémo, Plasil, Maurice-Belay – Diabaté, Gouffran pour le FCGB, Sirigu – Ceara, Camara, Sakho, Tiéné – Bodmer, Sissoko – Ménéz, Pastore, Néné – Gameiro côté PSG). 4-4-2 contre 4-2-3-1 en somme !
Vite menés, Bordeaux ne lâche pas
Comme on l’espérait, l’entame est bordelaise. Bien organisé les girondins ne laissent pas d’espaces entre les lignes et pressent efficacement les relances parisiennes pour faciliter les récupérations. Une fois ce dernier récupéré, le jeu girondin fait de mouvement et de simplicité déstabilise le bloc parisien et les centres se multiplient. Venant quasiment tous du côté gauche, ils permettent à Benoit Trémoulinas d’entrer sans le très honorifique et fictif Guiness Book des centreurs en délivrant pas moins de 7 centres dans les 20 premières minutes.
20 premières minutes durant lesquelles Bordeaux aura fait le jeu … Mais aura concédé l’ouverture du score ! Sur un corner venant de la gauche et assez mal frappé par Néné, l’astucieuse talonnade de Bodmer surprend tout le monde et rebondit pile comme il faut pour atterrir sur la tête de l’opportuniste Mohamed Sissoko qui ouvre le score. Après 10 minutes de jeu et sur son premier tir, Paris mène 1 – 0 …
Face à cet impitoyable réalisme du leader, point de découragement côté girondin ! Moins de 3 minutes plus tard, une action limpide permet l’égalisation. C’est à l’origine Mathieu Chalmé qui récupère côté droit et relance vers Planus, qui transmet vite à Trémoulinas, lequel profite du non repli défensif de Ménéz pour s’engouffrer côté gauche et adresser une merveille de centre pour la tête plongeante de Yoan Gouffran, passé devant Tiéné pour gagner son duel. Parfaitement croisé, le coup de boule de l’ancien caennais trompe le bondissant Sirigu et remet les deux équipes à égalité ! C’est le 4ème but en 3 matches pour le numéro 9 des Girondins et le 5ème cette saison.
Suite à ce début de match un peu fou, marqué par deux buts, la partie offre moins d’occasions mais gagne en intensité. Toujours très performants dans le pressing, les bordelais gagnent peu à peu la bataille du milieu où le duo Plasil – N’Guémo met sous l’éteignoir Javier Pastore. Malgré une tendance toujours bien affirmée à passer à gauche pour attaquer, le jeu bordelais n’est pas stéréotypé et utilise également son côté droit. Le bons mouvements des deux attaquants ainsi que de Ben Khalfalah conjugés à la technique de Plasil et à la percussion du duo Tresh – M. Belay offrent au public du Parc Lescure des mouvements collectifs de haut niveau et donnent à Bordeaux plusieurs situations de buts sur lesquelles la défense parisienne doit s’employer pour tenir le coup.
Des Girondins solidaires
Parfois dangereux sur des contres où la pointe de vitesse de Néné ou de Gameiro constitue un danger permanent, le club de la capitale est mis en échec par une défense bordelaise solide ou le couloir droit est bien bloqué par Chalmé et Ben Khalfallah, où la charnière Planus – Sané gagne ses duels et n’est jamais prise à défaut dans les placements et où les montées de Trémoulinas sont bien compensées par N’Guémo ou Planus. Forts collectivement, Bordeaux est parfois gêné par quelques erreurs individuelles qui sont heureusement, rattrapés par des retours en catastrophe de coéquipiers bien placés. Pas mis en danger, Cédric Carrasso doit cependant repousser des deux poings une frappe flottante de Néné aux alentours de la demi-heure de jeu.
Très actif à la récupération et à la création du jeu, Jaroslav Plasil avait frôlé l’exploit quelques instants auparavant. Sur un bon mouvement collectif le tchèque profite d’un décalage amené par Maurice-Belay pour échapper au marquage et arrive à frapper des 25 mètres plein axe. Mais malheureusement pour lui et pour Bordeaux, le capitaine aquitain, tombe sur un Sirigu des grands soirs, qui sort le ballon de sa lucarne au prix d’une parade monstrueuse. En deuxième mi temps, il fallait s’y attendre, les Girondins connaissent 20 minutes difficiles.
Émoussés physiquement et pris par quelques combinaisons parisiennes initiées par un Bodmer qui a revu son positionnement, les Girondins serrent les dents et parviennent à faire front. A coups de tête, de pieds, de long dégagement ou de prises à 2, les joueurs de Francis Gillot affichent une détermination qui fait plaisir à voir. Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas et encourage les siens comme il se doit. Des encouragements bienvenues qui aident sans doute les marine et blanc à résister, ne concédant aucune situation de buts malgré la domination territoriale des parisiens … et à refaire surface en fin de match !
En effet, la fin de match est bordelaise. N’ayant pas réussi à concrétiser son temps fort, Paris redevient prudent et appuie moins ses offensives. Pas à 100% sur le plan physique du fait de leur match d’Europa League disputé jeudi, les parisiens subissent l’envie bordelaise dans les vingt dernières minutes et concèdent notamment de nombreux coups francs dans les 30 derniers mètres. Malgré des bons coups de patte de Jaro Plasil et des montées de Sané ce sont Sakho, Camara ou Ceara qui prennent le dessus dans les airs.
Les deux dernières actions notables du match interviennent aux 86ème et 89ème minutes. C’est d’abord Modeste (entré à la place de Diabaté à la 82ème) qui est légèrement trop court pour placer sa tête sur un centre tendu de Ben Khalfallah, puis c’est Trémoulinas qui enroule son coup franc et envoie le ballon au raz du poteau d’un Sirigu qui semblait cependant e mesure d’intervenir. Avec un but et une victoire arrachée en fin de match, l’histoire aurait été belle, mais Bordeaux doit se contenter d’un nul.
Même si ce point du match nul ne les fait pas beaucoup avancer au classement (les Girondins sont 14èmes avec 13 points et n’ont que 2 points d’avance sur le premier relégable), les joueurs au scapulaire continuent d’enchainer. Ils viennent en effet de prendre 5 points sur 9 et restent sur trois matches sans défaites, ponctués qui plus est de performances en progrès. De bon augure à l’abord de la trêve internationale et d’un enchainement de 3 matches contre des adversaires présumés plus faibles (Dijon, Nancy, Caen).
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