Bordeaux respire
Vainqueurs 2 à 0 sur la pelouse d’Ajaccio grâce à un doublé de Gouffran, les Girondins remportent leur 2ème victoire de la saison, sortent de la zone rouge et franchissent la barre des 10 points.

Rédigé par Aymeric, le 04/05/2012 à 14h41
Enfin ! Après 7 matches sans victoire les Girondins de Bordeaux et leurs supporters ont enfin pu re goûter aux joies du succès. Face à une faible équipe de l’AC Ajaccio il est vrai, Bordeaux a tout de même affiché une application et une sérénité suffisamment rares ces derniers temps pour être soulignées. Solides défensivement, présents offensivement et intelligents dans leur gestion du match les Girondins se donnent de l’air et pourront préparer tranquillement la réception du leader parisien la semaine prochaine au Parc Lescure.
Les compos
Satisfait ; malgré le résultat ; de la prestation de ses joueurs contre Brest lors de la journée précédente, Francis Gillot reconduit le onze titulaire de la semaine passée. Les seuls changements dans le 4-4-2 bordelais interviennent en défense où Lamine Sané glisse dans l’axe pour suppléer la suspension de Michaël Ciani, laissant le poste de latéral droit à Mathieu Chalmé (Carrasso – Chalmé, Sané, Planus, Trémoulinas – N’Guémo, Plasil (cap), Ben Khalfallah, Maurice-Belay – Diabaté, Gouffran). Côté corse, le coach Olivier Pantaloni propose un 4-2-3-1 classique où l’ancien bordelais Paul Lasne fait office de taulier et où ni Jean-Baptiste Pierazzi, ni Richard Socrier, ni Christian Kinkela, tous trois titulaires pressentis, ne sont alignés (Ochoa – Mostefa, N’Diaye, Poulard, Bouhours – Lasne, Medjani – Sammaritano, Ilan, Cavalli (cap) – Delort)
Gouffran, la parole et les actes
Alors qu’on s’attendait à une entame musclée et probablement difficile pour les Girondins, amenés on le pensait à faire face à une équipe déterminée et décidée à les bouger d’entrée de jeu, le match démarre timidement. L’équipe ajaccienne ne presse pas beaucoup et reste bas sur le terrain, adoptant un comportement trop attentiste et laissant à Bordeaux l’initiative du jeu et la possibilité de développer le sien. Malgré une timide incursion de Cavalli, conclue par un centre et une tête ratée de Sammaritano (1m61!) à la 3ème minute de jeu, c’est bel et bien Bordeaux qui enchaine les passes. La première vraie situation de frappe est pour Plasil à la 5ème, mais le capitaine aquitain ne trouve pas le cadre.
D’abord confus, le jeu collectif de Bordeaux est souvent terminé par des tentatives individuelles de Maurice-Belay ou Ben Khalfallah, lesquels obtiennent des coups francs et des corners permettant à Plasil d’envoyer le ballon dans la surface … Sans succès. Tandis que le match ronronne un peu, une perte de balle bordelaise suivie d’un long ballon en profondeur trouve Andy Delort dans l’axe qui parvient, malgré le retour de Sané, à frapper. Heureusement pour Bordeaux, la frappe est trop molle et finit à gauche du poteau de Cédric Carrasso.
Cette petite piqûre a le don de booster les hommes au scapulaire, qui passent la vitesse supérieure et trouvent des solutions entre les lignes grâce notamment à un Maurice-Belay très explosif dans ses démarrages. L’ancien sochalien manque de peu l’ouverture du score à la 22ème minute, récupérant une mauvaise relance de Bouhours mais voyant sa frappe en angle fermé atterrir dans le petit filet d’Ochoa. Quelques secondes plus tard, sur un corner mal renvoyé par Poulard, le numéro 19 du FCGB remet sur Gouffran dont la demie volée tape le sol avant d’atterrir tranquillement dans les mains d'Ochoa. Bordeaux ne marque pas, mais ce n’est que partie remise ! 3 minutes plus tard, le même Maurice-Belay efface son adversaire d'un contrôle orienté, perfore sur son aile gauche et réussit le une-deux avec Diabaté avant de servir en retrait Yoan Gouffran qui envoie le ballon au fond des filets en se jetant avant Bouhours.
Sonnés par ce but encaissé les coéquipiers de Paul Lasne en deviennent encore plus fébriles et offrent deux nouvelles occasions à Bordeaux. Sur la première, un enchainement entre Maurice-Belay et Trémoulinas et un centre de ce dernier, il faut deux sauvetages des corses pour empêcher Gouffran puis Ben Khalfallah de marquer ; sur la seconde ils n’ont pas la même chance … Apparemment anodin, le coup franc de Benoit Trémoulinas trouve Cheikh Diabaté, qui n'est pas gêné pour sauter et qui adresse une remise dans la course de Gouffran avant de voir son coéquipier réussir sa demie volée du gauche, fusillant un Guillermo Ochoa livré à lui-même.
En 5 minutes, un Bordeaux sérieux et réaliste a fait le break. On joue la demi-heure de jeu et les Girondins mènent 2-0 ! Double buteur, Yoan Gouffran concrétise de son côté ses déclarations de la semaine et permet à son équipe de prendre le large. Le score à la mi temps aurait même pu être plus lourd encore si Fahid Ben Khalfallah avait réussi sa volée à la 37ème minute ! A la conclusion d’un mouvement collectif mené encore une fois par le duo Trémoulinas – Maurice-Belay, le tunisien, seul au deuxième poteau, force trop sa frappe et envoie le ballon 2 mètres au dessus de la barre transversale.
Insaisissable Maurice-Belay
Sans doute trop (mal) habitués à se faire rejoindre après avoir mené au score, Bordeaux ralentit la cadence en deuxième mi temps et gère la baisse physique de ses joueurs offensifs, lesquels ne font plus le même pressing qu’en première mi temps, en temporisant balle au pied et en gardant la défense corse sous pression avec de longs ballons.
Dominateurs dans les duels, les bordelais vont pourtant concéder quelques situations de buts à des corses pas encore résignés. A la 50ème minute, le jeune Delort tente une bicyclette alors qu’il est dos au but et parvient tout de même à effleurer la barre transversale d’un Carrasso surpris sur le coup par l’audace du numéro 9 d’Ajaccio. Dans les 10 minutes qui suivent, quelques centres bien réalisés forceront Marc Planus ou Mathieu Chalmé à des interventions délicates, mais les deux bordelais de formation parviendront à dégager leur camp. Une dernière frappe (la seule cadrée du match pour l’ACA), signée à la 67ème de l’ancien sochalien et stéphanois Ilan sortira Carrasso de son chômage technique, lui donnant l’occasion de capter sans problème un ballon qui prenait la direction de son but.
Passée cette période creuse et malgré une nouvelle frappe au dessus d’Ilan, profitant d’une relance plein axe ratée de Planus, Bordeaux termine bien son match. A l’image d’un Nicolas Maurice-Belay faisant systématiquement la différence sur ses dribbles, Bordeaux parvient à être tranchant et manque à plusieurs reprises le 3-0. C’est d’abord Diabaté, à la 55ème, servi idéalement par … Maurice-Belay, après une récupération et une percée plein axe de ce dernier, qui rate la finition en marchant sur le ballon. Puis c’est Landry N’Guémo, parti plein axe grâce aux espaces libérés par les appels de Belay et de Gouffran, qui tire au dessus des buts d’Ochoa. Enfin, Cheick Diabaté manque de nouveau des balles de 3-0 en n’étant pas assez bien placé pour reprendre deux centres exploitables de Ben Khalfallah. A créditer d’une précieuse passe décisive, le grand malin aura cependant été maladroit dans ses prises de balles et dans ses occasions de buts. N'inscrivant pas son 5ème but de la saison face à une équipe dont il a porté les couleurs en 2008/2009.
La dernière occasion bordelaise intervient à la 89ème grâce aux deux entrants Anthony Modeste et Grégory Sertic, lancés dans le match à la 84ème en remplacement de Diabaté et de Gouffran. Servi par Ben Khalfallah côté droit, Modeste fixe 3 défenseurs ajacciens et décale Sertic dans l’axe dont la lourde frappe est détournée en corner par le portier mexicain d’Ajaccio, qui réalise là son seul véritable arrêt du match.
Sans trembler, le FCGB s’impose donc en terre corse et se redonne un peu de confiance dans sa quête de reconstruction. Même si la faiblesse de l’adversaire autorise les sceptiques à relativiser la performance, celle-ci a le mérite d’être faite et d’offrir 3 nouveaux points à Bordeaux … Des points sur lesquels il serait malvenu de cracher vu les difficultés rencontrées pour les obtenir !
Les compos
Satisfait ; malgré le résultat ; de la prestation de ses joueurs contre Brest lors de la journée précédente, Francis Gillot reconduit le onze titulaire de la semaine passée. Les seuls changements dans le 4-4-2 bordelais interviennent en défense où Lamine Sané glisse dans l’axe pour suppléer la suspension de Michaël Ciani, laissant le poste de latéral droit à Mathieu Chalmé (Carrasso – Chalmé, Sané, Planus, Trémoulinas – N’Guémo, Plasil (cap), Ben Khalfallah, Maurice-Belay – Diabaté, Gouffran). Côté corse, le coach Olivier Pantaloni propose un 4-2-3-1 classique où l’ancien bordelais Paul Lasne fait office de taulier et où ni Jean-Baptiste Pierazzi, ni Richard Socrier, ni Christian Kinkela, tous trois titulaires pressentis, ne sont alignés (Ochoa – Mostefa, N’Diaye, Poulard, Bouhours – Lasne, Medjani – Sammaritano, Ilan, Cavalli (cap) – Delort)
Gouffran, la parole et les actes
Alors qu’on s’attendait à une entame musclée et probablement difficile pour les Girondins, amenés on le pensait à faire face à une équipe déterminée et décidée à les bouger d’entrée de jeu, le match démarre timidement. L’équipe ajaccienne ne presse pas beaucoup et reste bas sur le terrain, adoptant un comportement trop attentiste et laissant à Bordeaux l’initiative du jeu et la possibilité de développer le sien. Malgré une timide incursion de Cavalli, conclue par un centre et une tête ratée de Sammaritano (1m61!) à la 3ème minute de jeu, c’est bel et bien Bordeaux qui enchaine les passes. La première vraie situation de frappe est pour Plasil à la 5ème, mais le capitaine aquitain ne trouve pas le cadre.
D’abord confus, le jeu collectif de Bordeaux est souvent terminé par des tentatives individuelles de Maurice-Belay ou Ben Khalfallah, lesquels obtiennent des coups francs et des corners permettant à Plasil d’envoyer le ballon dans la surface … Sans succès. Tandis que le match ronronne un peu, une perte de balle bordelaise suivie d’un long ballon en profondeur trouve Andy Delort dans l’axe qui parvient, malgré le retour de Sané, à frapper. Heureusement pour Bordeaux, la frappe est trop molle et finit à gauche du poteau de Cédric Carrasso.
Cette petite piqûre a le don de booster les hommes au scapulaire, qui passent la vitesse supérieure et trouvent des solutions entre les lignes grâce notamment à un Maurice-Belay très explosif dans ses démarrages. L’ancien sochalien manque de peu l’ouverture du score à la 22ème minute, récupérant une mauvaise relance de Bouhours mais voyant sa frappe en angle fermé atterrir dans le petit filet d’Ochoa. Quelques secondes plus tard, sur un corner mal renvoyé par Poulard, le numéro 19 du FCGB remet sur Gouffran dont la demie volée tape le sol avant d’atterrir tranquillement dans les mains d'Ochoa. Bordeaux ne marque pas, mais ce n’est que partie remise ! 3 minutes plus tard, le même Maurice-Belay efface son adversaire d'un contrôle orienté, perfore sur son aile gauche et réussit le une-deux avec Diabaté avant de servir en retrait Yoan Gouffran qui envoie le ballon au fond des filets en se jetant avant Bouhours.
Sonnés par ce but encaissé les coéquipiers de Paul Lasne en deviennent encore plus fébriles et offrent deux nouvelles occasions à Bordeaux. Sur la première, un enchainement entre Maurice-Belay et Trémoulinas et un centre de ce dernier, il faut deux sauvetages des corses pour empêcher Gouffran puis Ben Khalfallah de marquer ; sur la seconde ils n’ont pas la même chance … Apparemment anodin, le coup franc de Benoit Trémoulinas trouve Cheikh Diabaté, qui n'est pas gêné pour sauter et qui adresse une remise dans la course de Gouffran avant de voir son coéquipier réussir sa demie volée du gauche, fusillant un Guillermo Ochoa livré à lui-même.
En 5 minutes, un Bordeaux sérieux et réaliste a fait le break. On joue la demi-heure de jeu et les Girondins mènent 2-0 ! Double buteur, Yoan Gouffran concrétise de son côté ses déclarations de la semaine et permet à son équipe de prendre le large. Le score à la mi temps aurait même pu être plus lourd encore si Fahid Ben Khalfallah avait réussi sa volée à la 37ème minute ! A la conclusion d’un mouvement collectif mené encore une fois par le duo Trémoulinas – Maurice-Belay, le tunisien, seul au deuxième poteau, force trop sa frappe et envoie le ballon 2 mètres au dessus de la barre transversale.
Insaisissable Maurice-Belay
Sans doute trop (mal) habitués à se faire rejoindre après avoir mené au score, Bordeaux ralentit la cadence en deuxième mi temps et gère la baisse physique de ses joueurs offensifs, lesquels ne font plus le même pressing qu’en première mi temps, en temporisant balle au pied et en gardant la défense corse sous pression avec de longs ballons.
Dominateurs dans les duels, les bordelais vont pourtant concéder quelques situations de buts à des corses pas encore résignés. A la 50ème minute, le jeune Delort tente une bicyclette alors qu’il est dos au but et parvient tout de même à effleurer la barre transversale d’un Carrasso surpris sur le coup par l’audace du numéro 9 d’Ajaccio. Dans les 10 minutes qui suivent, quelques centres bien réalisés forceront Marc Planus ou Mathieu Chalmé à des interventions délicates, mais les deux bordelais de formation parviendront à dégager leur camp. Une dernière frappe (la seule cadrée du match pour l’ACA), signée à la 67ème de l’ancien sochalien et stéphanois Ilan sortira Carrasso de son chômage technique, lui donnant l’occasion de capter sans problème un ballon qui prenait la direction de son but.
Passée cette période creuse et malgré une nouvelle frappe au dessus d’Ilan, profitant d’une relance plein axe ratée de Planus, Bordeaux termine bien son match. A l’image d’un Nicolas Maurice-Belay faisant systématiquement la différence sur ses dribbles, Bordeaux parvient à être tranchant et manque à plusieurs reprises le 3-0. C’est d’abord Diabaté, à la 55ème, servi idéalement par … Maurice-Belay, après une récupération et une percée plein axe de ce dernier, qui rate la finition en marchant sur le ballon. Puis c’est Landry N’Guémo, parti plein axe grâce aux espaces libérés par les appels de Belay et de Gouffran, qui tire au dessus des buts d’Ochoa. Enfin, Cheick Diabaté manque de nouveau des balles de 3-0 en n’étant pas assez bien placé pour reprendre deux centres exploitables de Ben Khalfallah. A créditer d’une précieuse passe décisive, le grand malin aura cependant été maladroit dans ses prises de balles et dans ses occasions de buts. N'inscrivant pas son 5ème but de la saison face à une équipe dont il a porté les couleurs en 2008/2009.
La dernière occasion bordelaise intervient à la 89ème grâce aux deux entrants Anthony Modeste et Grégory Sertic, lancés dans le match à la 84ème en remplacement de Diabaté et de Gouffran. Servi par Ben Khalfallah côté droit, Modeste fixe 3 défenseurs ajacciens et décale Sertic dans l’axe dont la lourde frappe est détournée en corner par le portier mexicain d’Ajaccio, qui réalise là son seul véritable arrêt du match.
Sans trembler, le FCGB s’impose donc en terre corse et se redonne un peu de confiance dans sa quête de reconstruction. Même si la faiblesse de l’adversaire autorise les sceptiques à relativiser la performance, celle-ci a le mérite d’être faite et d’offrir 3 nouveaux points à Bordeaux … Des points sur lesquels il serait malvenu de cracher vu les difficultés rencontrées pour les obtenir !
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