Bordeaux sans défense
Balayés (1-3) à Gerland par une équipe lyonnaise bien supérieure dans la maitrise, dans le réalisme et dans l’utilisation du ballon, les bordelais sont retombés dans la médiocrité...

Rédigé par Aymeric, le 04/05/2012 à 14h41
Après une performance pourtant encourageante contre Lille (1-1) quatre jours auparavant où Bordeaux avait failli l’emporter, les Girondins sont passés au travers d’un match que l’on savait difficile mais dont on espérait tout de même que nos protégés pourraient l’aborder avec hargne et détermination, montrant la même agressivité et la même rigueur que celle développée contre Lille et déjà entraperçue à Toulouse la semaine dernière (défaite 2-3). Mais il n’en fut rien !
Si l’absence du remuant Maurice-Belay dans le 4-2-3-1 de départ de Gillot (Carrasso – Chalmé, Hanrique, Ciani, Trémoulinas – N’Guémo, Sané – Traoré, Plasil, Ben Khalfallah – Diabaté) a sans doute empêché Bordeaux de développer des attaques plus performantes côté gauche, rien (ou presque) n’excuse la passivité bordelaise pendant la première mi temps. Une passivité que les lyonnais, organisés eux-aussi en 4-2-3-1 (Vercoutre, Réveillère, Lovren, Koné, Cissokho – Gonalons, Kallstrom – Lacazette, Grenier, Bastos – Gomis) ont su saisir pour mettre en évidence leur domination, déjà importante à la base, sur tous les aspects du jeu.
Lyon sans pitié
Dès la 8ème minute de jeu, un renvoi difficile de la défense bordelaise revient sur Bastos côté gauche, qui jongle par-dessus Sané et centre en première intention malgré le retour de Chalmé, vers un Gomis isolé dans la défense bordelaise qui se jette pour tacler le ballon dans les buts de Carrasso. Imprécis dans leur positionnement et malgré quelques enchainements s techniques intéressants dans le cœur du jeu, Bordeaux est dominé par la justesse technique du duo Gonalons-Kallstrom et par les déplacements de Bastos et de Gomis sur le front de l’attaque. Même le capitaine Plasil, ne parvient pas à trouver la clé face au bloc lyonnais et laisse Diabaté trop seul face à la charnière Koné-Lovren qui ne s’attendait sans doute pas à être aussi peu mise en difficulté.
Une timide réaction bordelaise intervient cependant avant la demi-heure de jeu. Sur la seule vraie offensive construite à gauche, Trémoulinas déborde et obtient un coup franc sur lequel le centre de Plasil trouve Diabaté au deuxième poteau sans que le malien ne puisse cadrer. Dans la foulée Lyon double la mise ! Déjà dangereux sur des coups de pieds arrêtés où Lovren et Bastos (en tirant directement) avaient mis Carrasso à l’épreuve, les rhodaniens vont cette fois frapper dans le jeu. Sur une attaque rapide, le jeune Clément Grenier profite de l’apathie de trois bordelais et d’un contre favorable sur Lamine Sané pour servir Gomis en profondeur qui parvient, malgré l’angle fermé, à fusiller Carrasso pour le 2-0. On joue la 33ème minute et Lyon a déjà gagné …
Le 3-0 est même évité de peu sur une frappe enroulée de l’intenable Bastos, qui est (heureusement) dévié par Chalmé et passe de peu à côté.
Une deuxième mi temps qui sauve à peine les apparences
Au retour des vestiaires Francis Gillot remplace Henrique et Traoré par Modeste et Saivet. Bordeaux passe en 4-4-2 et parvient enfin à tenir le choc, face, il est vrai, à une équipe lyonnaise qui se contente de gérer sans trembler son avance.
Les centres se font de plus en plus nombreux sur le but de Vercoutre, de même que le duo Modeste-Diabaté parvient à garder le ballon dans le camp lyonnais pour construire quelques bribes d’actions. Bien lancé par Anthony Modeste qui s’était défait du marquage de Gonalons, Fahid Ben Khalfallah se heurte par exemple à une bonne sortie de Vercoutre et manque le 1-2.
Toujours maitres de leur sujet, les hommes coachés par Rémi Garde, font finalement punir des marine et blanc une nouvelle fois trop tendres (ce qui fait vraiment de la peine à dire vu la moyenne d'âge de l'équipe lyonnaise). A la 68ème, la perte de balle bordelaise plein axe est parfaitement exploité par le milieu lyonnais, qui lance Bastos en profondeur. Au duel avec un Chalmé dont le tacle n’est pas assez appuyé, l’ancien lillois parvient à prendre le dessus et lobe ensuite Carrasso d’une pichenette du gauche. Les protestations d’un Plasil désabusé, se plaignant d’une faute non sifflée de Lacazette sur Ciani, ne changent rien et Lyon mène 3-0. Sans forcer.
Bordeaux aura au moins le mérite d’essayer (timidement) jusqu’au bout et parviendra à réduire l’écart en fin de match. Maladroit sur sa première occasion, où il n’avait pas cadré sa volée dans la surface gêné par le retour de Koné dans son dos, Modeste obtient un penalty à la 85ème et le transforme d’un contre pied.
Score final, 3-1 pour Lyon … Et encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail pour des bordelais plus proches actuellement du niveau d’un relégable que de celui d’un candidat (même lointain) à la 5ème place.
Si l’absence du remuant Maurice-Belay dans le 4-2-3-1 de départ de Gillot (Carrasso – Chalmé, Hanrique, Ciani, Trémoulinas – N’Guémo, Sané – Traoré, Plasil, Ben Khalfallah – Diabaté) a sans doute empêché Bordeaux de développer des attaques plus performantes côté gauche, rien (ou presque) n’excuse la passivité bordelaise pendant la première mi temps. Une passivité que les lyonnais, organisés eux-aussi en 4-2-3-1 (Vercoutre, Réveillère, Lovren, Koné, Cissokho – Gonalons, Kallstrom – Lacazette, Grenier, Bastos – Gomis) ont su saisir pour mettre en évidence leur domination, déjà importante à la base, sur tous les aspects du jeu.
Lyon sans pitié
Dès la 8ème minute de jeu, un renvoi difficile de la défense bordelaise revient sur Bastos côté gauche, qui jongle par-dessus Sané et centre en première intention malgré le retour de Chalmé, vers un Gomis isolé dans la défense bordelaise qui se jette pour tacler le ballon dans les buts de Carrasso. Imprécis dans leur positionnement et malgré quelques enchainements s techniques intéressants dans le cœur du jeu, Bordeaux est dominé par la justesse technique du duo Gonalons-Kallstrom et par les déplacements de Bastos et de Gomis sur le front de l’attaque. Même le capitaine Plasil, ne parvient pas à trouver la clé face au bloc lyonnais et laisse Diabaté trop seul face à la charnière Koné-Lovren qui ne s’attendait sans doute pas à être aussi peu mise en difficulté.
Une timide réaction bordelaise intervient cependant avant la demi-heure de jeu. Sur la seule vraie offensive construite à gauche, Trémoulinas déborde et obtient un coup franc sur lequel le centre de Plasil trouve Diabaté au deuxième poteau sans que le malien ne puisse cadrer. Dans la foulée Lyon double la mise ! Déjà dangereux sur des coups de pieds arrêtés où Lovren et Bastos (en tirant directement) avaient mis Carrasso à l’épreuve, les rhodaniens vont cette fois frapper dans le jeu. Sur une attaque rapide, le jeune Clément Grenier profite de l’apathie de trois bordelais et d’un contre favorable sur Lamine Sané pour servir Gomis en profondeur qui parvient, malgré l’angle fermé, à fusiller Carrasso pour le 2-0. On joue la 33ème minute et Lyon a déjà gagné …
Le 3-0 est même évité de peu sur une frappe enroulée de l’intenable Bastos, qui est (heureusement) dévié par Chalmé et passe de peu à côté.
Une deuxième mi temps qui sauve à peine les apparences
Au retour des vestiaires Francis Gillot remplace Henrique et Traoré par Modeste et Saivet. Bordeaux passe en 4-4-2 et parvient enfin à tenir le choc, face, il est vrai, à une équipe lyonnaise qui se contente de gérer sans trembler son avance.
Les centres se font de plus en plus nombreux sur le but de Vercoutre, de même que le duo Modeste-Diabaté parvient à garder le ballon dans le camp lyonnais pour construire quelques bribes d’actions. Bien lancé par Anthony Modeste qui s’était défait du marquage de Gonalons, Fahid Ben Khalfallah se heurte par exemple à une bonne sortie de Vercoutre et manque le 1-2.
Toujours maitres de leur sujet, les hommes coachés par Rémi Garde, font finalement punir des marine et blanc une nouvelle fois trop tendres (ce qui fait vraiment de la peine à dire vu la moyenne d'âge de l'équipe lyonnaise). A la 68ème, la perte de balle bordelaise plein axe est parfaitement exploité par le milieu lyonnais, qui lance Bastos en profondeur. Au duel avec un Chalmé dont le tacle n’est pas assez appuyé, l’ancien lillois parvient à prendre le dessus et lobe ensuite Carrasso d’une pichenette du gauche. Les protestations d’un Plasil désabusé, se plaignant d’une faute non sifflée de Lacazette sur Ciani, ne changent rien et Lyon mène 3-0. Sans forcer.
Bordeaux aura au moins le mérite d’essayer (timidement) jusqu’au bout et parviendra à réduire l’écart en fin de match. Maladroit sur sa première occasion, où il n’avait pas cadré sa volée dans la surface gêné par le retour de Koné dans son dos, Modeste obtient un penalty à la 85ème et le transforme d’un contre pied.
Score final, 3-1 pour Lyon … Et encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail pour des bordelais plus proches actuellement du niveau d’un relégable que de celui d’un candidat (même lointain) à la 5ème place.
Aymeric,
Crédit image : Girondins.com
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