Rédigé par Julien, le 18/06/2010 à 10h29
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Honteux ces bleus ?
Hier soir, l'équipe de France de football a chuté contre le Mexique sur la marque de 2 à 0 réduisant ainsi ses chances de qualification pour le prochain tour au néant... ou presque.
Qu'il est loin le temps où l'équipe de France de football réunissait et rassemblait des gens dans la joie et la bonne humeur, dans la fierté même.
Qu'il est loin le temps où l'équipe de France enchaînait les victoires et enfilait les buts comme des perles.
Aujourd'hui, au lendemain d'une nouvelle désillusion, la sélection française doit avoir une sacré gueule de bois et pour cause : sauf miracle, l'équipe de France ne passera le premier tour de la Coupe du Monde, 4ans après être allé en finale de la dernière édition.
La faute à qui, la faute à quoi ? Franchement : à tout le monde !
Joueurs, sélectionneur, staff, médias, supporters même, tout le monde a quelque chose à se reprocher mais ce n'est pas cela qui fera que les Bleus atomiseront l' Afrique du Sud mardi prochain pour obtenir leur qualification pour le prochain tour.
Domenech en ligne de mire
Qu'on aime ou qu'on aime pas Raymond Domenech, force est de constater que ses choix n'ont pas toujours, ou plutôt pas souvent été logique : le test d'un nouveau schéma tactique à la veille de la Coupe du Monde (finalement abandonné), une liste de 30 joueurs réduits rapidement à 23, le cas Ribéry (à droite durant ces derniers mois, puis à gauche durant la préparation et dans l'axe contre le Mexique hier), le cas Anelka (titularisé seul en pointe alors qu'il s'agit d'un joueur de soutien), la présence de Govou dans le onze de départ (voir dans la liste des 23...), bref, un tas de petites choses qui font que Domenech a sa (grande) part de responsabilité dans le naufrage tricolore.
La première chose a reprocher au sélectionneur est peut-être le fait qu'il n'ait pas su insuffler un état d'âme à son équipe et cela ne date pas d'hier.
A contre exemple, la sélection espagnole et sa culture de la gagne, sa volonté de faire du beau jeu. Bien que défaite contre la Suisse, nul doute que les joueurs de la Roja doivent enrager à l'heure actuelle et attendre le prochain match de pied ferme.
Autre exemple et plus flagrant : la sélection argentine : outre les talents individuels de cette équipe (Messi en tête), la volonté, la hargne de chaque joueur foulant la pelouse est à souligner, à vrai dire elle se remarque d'elle même. A ses manettes : le fantasque mais efficace Diego Maradonna. Force est de constater que le sélectionneur sait faire passer son message à ses joueurs et que cela les amènera probablement très loin lors de cette Coupe du Monde...
Les "joueurs" aussi
Le supporter français cherche encore sur quel joueur tirer sa fierté, son honneur d'être français. Le joueur qui se bat pour ses couleurs, qui vous fait vibrer, lever toute une foule, est difficilement trouvable en équipe de France. Il y a eu Yoann Gourcuff à ses débuts en sélection puis plus récemment peut-être, le feu follet Valbuena, ce lutin au sourire géant et communicatif qui donnait envie d'y croire.
Depuis mis au placard, comme Djibril Cissé qui s'il n'est pas un footballeur technique est un joueur plein d'envie et de rage, les deux hommes doivent d'ailleurs ruminer sur la touche.
Que dire enfin du cas Gourcuff, le désormais vilain petit canard désigné par Domenech ? Ou le cas Ribéry qui a force de trop vouloir en faire, a fini par brasser du vent. Thierry Henry aussi : Raymond Domenech a-t-il eu les bons mots pour lui expliquer qu'il en ferait un remplaçant ? Si oui, pourquoi y a t-il encore des tensions dans le groupe avec les pros Henry et le sélectionneur ?
L'état d'esprit, les conditions mentales... les conditions physique aussi : William Gallas vu son niveau, mérite-t-il un statut de titulaire indiscutable ?
Et puis le niveau tout simplement : est-ce que tous les joueurs sélectionnés ont-ils le niveau pour porter et défendre les couleurs de l'équipe de France ?
Chronique d'une mort annoncée
Est-ce le fatalisme, le pessimisme ou le réalisme qui a fait que le score d'hier n'a pas étonné bon nombre de supporter français ? Ce résultat n'est peut-être qu'un avant dernier coup de honte avant la fin de l'ère Domenech. Et le pire dans tout ça, c'est peut-être que l'on souhaite que cela en finisse vite, que nos souffrances soit abrégées.
Cela voudrait dire qu'il n'y aurait point de miracle contre l'Afrique du Sud à moins que le premier des miracles ne soit que la France inscrive (enfin) un but...
Qu'il est loin le temps où l'équipe de France enchaînait les victoires et enfilait les buts comme des perles.
Aujourd'hui, au lendemain d'une nouvelle désillusion, la sélection française doit avoir une sacré gueule de bois et pour cause : sauf miracle, l'équipe de France ne passera le premier tour de la Coupe du Monde, 4ans après être allé en finale de la dernière édition.
La faute à qui, la faute à quoi ? Franchement : à tout le monde !
Joueurs, sélectionneur, staff, médias, supporters même, tout le monde a quelque chose à se reprocher mais ce n'est pas cela qui fera que les Bleus atomiseront l' Afrique du Sud mardi prochain pour obtenir leur qualification pour le prochain tour.
Domenech en ligne de mire
Qu'on aime ou qu'on aime pas Raymond Domenech, force est de constater que ses choix n'ont pas toujours, ou plutôt pas souvent été logique : le test d'un nouveau schéma tactique à la veille de la Coupe du Monde (finalement abandonné), une liste de 30 joueurs réduits rapidement à 23, le cas Ribéry (à droite durant ces derniers mois, puis à gauche durant la préparation et dans l'axe contre le Mexique hier), le cas Anelka (titularisé seul en pointe alors qu'il s'agit d'un joueur de soutien), la présence de Govou dans le onze de départ (voir dans la liste des 23...), bref, un tas de petites choses qui font que Domenech a sa (grande) part de responsabilité dans le naufrage tricolore.
La première chose a reprocher au sélectionneur est peut-être le fait qu'il n'ait pas su insuffler un état d'âme à son équipe et cela ne date pas d'hier.
A contre exemple, la sélection espagnole et sa culture de la gagne, sa volonté de faire du beau jeu. Bien que défaite contre la Suisse, nul doute que les joueurs de la Roja doivent enrager à l'heure actuelle et attendre le prochain match de pied ferme.
Autre exemple et plus flagrant : la sélection argentine : outre les talents individuels de cette équipe (Messi en tête), la volonté, la hargne de chaque joueur foulant la pelouse est à souligner, à vrai dire elle se remarque d'elle même. A ses manettes : le fantasque mais efficace Diego Maradonna. Force est de constater que le sélectionneur sait faire passer son message à ses joueurs et que cela les amènera probablement très loin lors de cette Coupe du Monde...
Les "joueurs" aussi
Le supporter français cherche encore sur quel joueur tirer sa fierté, son honneur d'être français. Le joueur qui se bat pour ses couleurs, qui vous fait vibrer, lever toute une foule, est difficilement trouvable en équipe de France. Il y a eu Yoann Gourcuff à ses débuts en sélection puis plus récemment peut-être, le feu follet Valbuena, ce lutin au sourire géant et communicatif qui donnait envie d'y croire.
Depuis mis au placard, comme Djibril Cissé qui s'il n'est pas un footballeur technique est un joueur plein d'envie et de rage, les deux hommes doivent d'ailleurs ruminer sur la touche.
Que dire enfin du cas Gourcuff, le désormais vilain petit canard désigné par Domenech ? Ou le cas Ribéry qui a force de trop vouloir en faire, a fini par brasser du vent. Thierry Henry aussi : Raymond Domenech a-t-il eu les bons mots pour lui expliquer qu'il en ferait un remplaçant ? Si oui, pourquoi y a t-il encore des tensions dans le groupe avec les pros Henry et le sélectionneur ?
L'état d'esprit, les conditions mentales... les conditions physique aussi : William Gallas vu son niveau, mérite-t-il un statut de titulaire indiscutable ?
Et puis le niveau tout simplement : est-ce que tous les joueurs sélectionnés ont-ils le niveau pour porter et défendre les couleurs de l'équipe de France ?
Chronique d'une mort annoncée
Est-ce le fatalisme, le pessimisme ou le réalisme qui a fait que le score d'hier n'a pas étonné bon nombre de supporter français ? Ce résultat n'est peut-être qu'un avant dernier coup de honte avant la fin de l'ère Domenech. Et le pire dans tout ça, c'est peut-être que l'on souhaite que cela en finisse vite, que nos souffrances soit abrégées.
Cela voudrait dire qu'il n'y aurait point de miracle contre l'Afrique du Sud à moins que le premier des miracles ne soit que la France inscrive (enfin) un but...

