Trylos qui es-tu ?

Les Girondins se déplaceront ce mardi en Grèce, au Pirée (Port d'Athènes) non pas pour y faire du tourisme mais dans le but de disputer le match aller des huitièmes de finale contre le club de l'Olympiakos le Pirée. Découverte de ce club dans la suite de cet article.

Le club, son histoire


Créé en 1925, le club de l'Olympiakos, également appelée « Trylos » (Légende) se situe donc sur le Pirée, le port d'Athènes et regroupe des supporters plutôt issus de la classe ouvrière, au contraire de son grand rival, le Panathinaïkos, plus huppé. L'Olympiakos le Pirée est le club le plus titré de son pays avec 37 titres de Champions national, 24 victoires obtenues en Coupe de Grèce et enfin 3 Supercoupes de Grèce.


Autre événement historique mais plus tragique, l'accident du 8 février 1981 qui avait vu la mort de 21 de ses supporters, décédés suite à un mouvement de foule dans l'un des escaliers du stade (Gate 7).


Ces dix dernières années, l'Olympiakos le Pirée a remporté 9 fois le titre de champion (2000, 2001, 2002, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009), voilà qui en impose...


Sur le plan international, les Krokkini (les Rouges) affichent un bilan de 114 matchs joués pour 37 victoires, 26 matchs nuls et 51 défaites. Dans le passé, l'Olympiakos s'est aventuré jusqu'au quart de finale de la compétition lors de la double opposition contre la Juventus de Turin de Zinedine Zidane (1999, 0-1 ; 2-1).


Cette saison, le club Grec a franchi le cap des matchs de phase de poule en terminant second de son groupe juste derrière Arsenal (13 points pour les Anglais, 10 pour les Grecs). S'ils ont chuté à l'aller contre les hommes d'Arsène Wenger (0-2), les grecs l'ont emporté au retour (1-0) grâce à un but de Leonardo.


Au cours de cette année, le club a connu un changement d'entraîneur : le brésilien Zico étant limogé pour causes de mauvais résultats (Trylos étant à l'époque à 7 points du premier) et remplacé dans la foulée par Bozidar Bandovic.


En effet, la pression constante emmenée par le duel livré avec le Panathinaïkos (club de la ville d'Athènes également) le leader, ne donne le droit à la moindre erreur.


L'Olympiakos a été fréquenté par des joueurs de légende comme le buteur grec Alexandris (1994-2004, inscrivant la bagatelle de 127 buts en 242 matchs), le goléador Anastopoulos (1980-1987), meilleur buteur de la sélection grècque ou récemment le brésilien Rivaldo (2004-2007) et le toujours présent Nikopolidis, gardien emblématique de cette équipe du Pirée.


Quelques joueurs connus sont également passés par ce club comme le français Karembeu (2001-2004), l'ivoirien Yaya Touré, le mexicain Nery Castillo, le marocain Jaouad Zairi ou encore Rolland Courbis (1973-1974) !


L'effectif, le style de jeu


Avec la présence dans les buts de l'habituel Antonis Nikopolidis (qui a également disputé 15 saisons au Panathinaïkos !), la défense s'appuie sur une charnière Mellberg – Papadopoulos. Sur les côtés, l'ancien Parisien Didier Domi se dispute le couloir gauche avec le polonais Michal Zewzakow. A droite, le brésilien Geraldo tient la baraque.

Au milieu, le transfuge du FC Séville, Enzo Marseca apporte son expérience aux côtés de l'ancien rennais Dudu qui sera toutefois indisponible pour la rencontre de ce mardi. Pour les suppléer, Ledesma, Stoltidis et Torosidis sont également présents. Côté droit, le très vif Galletti est dangereux de par ses accélérations et ses provocations balle au pied.


En attaque, le grec Mitroglou, le brésilien Diogo et l'ancien sochalien Jaouad Zairi animent la plupart du temps les phases offensives de l'équipe sans compter sur l'apport de Lua Lua auteur d'un doublé lors de l'avant dernière journée de championnat (match contre l'Asteras Tripolis). Le schéma de jeu du club de l'Olympiakos le Pirée est un 433.


En championnat, le club grec a remporté 15 des 23 matchs disputés pour 5 matchs nuls et 3 défaites. L'attaque a brillé avec 38 réalisations et la défense a encaissé 14 buts.


En Champions League, les Krokkini présentent un bilan contrasté : 3 victoires, 1 nul et 2 défaites. A noter cependant que l'Olympiakos a remporté ses trois matchs à domicile (1-0 contre l' AZ Almaar ; 2-1 contre le Standard de Liège et 1-0 contre une équipe « bis » d'Arsenal).


Outre son effectif homogène qui possède des joueurs d'expériences comme Nikopolidis, Mellberg ou Maresca pour ne citer qu'eux, l'Olympiakos le Pirée s'appuie sur un collectif puissant et physique. Derrière, la confiance va à l'expérience (Nikopolidis-Mellberg), devant le talent des avants (Mitroglou, Zairi) peut faire la différence à tout moment.


Enfin, la stade Karaiskaki compte 33. 296 places et compte surtout et avant tout sur un public bouillonnant qui donnera de la voix pour pousser son équipe vers la suite de la compétition.


Rendez-vous mardi à 20 heures 45 pour le match qui opposera l'Olympiakos le Pirée aux Girondins de Bordeaux, et rendez-vous dès demain pour l'avant match qui sera disponible sur Girondins33.com.


Allez Bordeaux !